Hôpital Laquintinie : Le Minsanté salue le leadership du Dr Marie Solange NDOM EBONGUE
En visite à l’Hôpital Laquintinie de Douala, le Ministre de la Santé Publique, le Dr Manaouda Malachie a passé au crible les services de cette formation sanitaire de référence. Au-delà des infrastructures, c’est l’engagement du personnel et la synergie impulsée par sa directrice, le Dr Marie Solange NDOM EBONGUE, qui ont retenu l’attention.
Ce jeudi 19 janvier 2026, l’atmosphère était particulière dans l’enceinte de cette formation sanitaire de référence de Douala. Le Ministre de la Santé n’est pas arrivé en simple visiteur protocolaire. D’abord face à la presse, il a posé le cadre : celui d’une évaluation sincère et sans filtre. Puis, il a poussé les portes des services, entamant une plongée au cœur du vaisseau amiral de la santé littorale. De la salle d’attente aux couloirs des soins intensifs, le constat est unanime : l’établissement a mué. Loin des clichés d’un système de santé en souffrance, le ministre a salué une dynamique organisationnelle palpable. « Ce n’est plus seulement un hôpital qui fonctionne, c’est un hôpital qui pense », a-t-il confié, impressionné par la fluidité des parcours patients et la rigueur des process. Son message aux équipes ? Ne pas s’endormir sur ces lauriers. Consolider, innover, élever encore le curseur : l’exigence de qualité est un marathon, pas un sprint.
Mais derrière les infrastructures et les protocoles, ce sont des visages qui ont retenu toute l’attention du membre du gouvernement. Des visages tirés par la fatigue, mais illuminés par la conscience du devoir accompli. Infirmiers, médecins, aides-soignants : le ministre a salué un personnel « commis à la tâche », dont le professionnalisme force le respect. Il les a écoutés, a observé leurs gestes précis et a mesuré, en direct, l’écart entre la théorie des manuels et la réalité du terrain. « Un hôpital sans eux n’est qu’un bâtiment vide », a-t-il rappelé, les remerciant pour leur engouement et leur résilience. À la barre de ce navire qui tient la mer, une femme : le Dr Marie Solange NDOM EBONGUE. Le ministre n’a pas manqué de souligner cette singularité. Dans un milieu souvent masculinisé à ses sommets, la directrice incarne un leadership moderne et inclusif. Mais au-delà du genre, c’est la méthode qui a été saluée : une synergie rare entre la sagesse des anciens, l’expérience des cadres et l’audace des jeunes praticiens. Une alchimie intergénérationnelle qui, selon le ministre, est le terreau le plus fertile pour faire germer l’excellence et l’innovation hospitalière.
Pourtant, au milieu de ces constats techniques et organisationnels, le ministre a tenu à recentrer le débat sur l’essentiel : l’humain. Alors qu’il quittait le bloc pédiatrique, il s’est arrêté, a regardé les parents dans les salles d’attente et a glissé une phrase qui restera : « Redonner le sourire aux patients est un devoir. » Un rappel que la médecine ne soigne pas que des corps, mais des âmes en détresse. Que derrière chaque perfusion, chaque diagnostic, il y a une attente, une peur, un espoir.
Cette visite, débutée sous les flashs des caméras, s’est achevée dans une relative intimité, celle des couloirs où se joue, chaque jour, le drame et la beauté du soin. Au final, il ne s’agissait pas seulement d’une inspection. C’était une reconnaissance. Celle d’un engagement sans faille et d’une promesse : celle des pouvoirs publics de continuer à soutenir, main dans la main avec ces femmes et ces hommes en blouse blanche, la quête d’un service de santé toujours plus humain, toujours plus accessible.
Georges SOBAKENG
