𝐕𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐮𝐠𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮 𝐬𝐞𝐱𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 : 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝟖𝟒𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬
Dans un rapport récemment rendu public par l’Organisation mondiale de la santé ( OMS), Près d’une femme sur trois – soit environ 840 millions de femmes dans le monde est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie, un chiffre qui a à peine changé depuis 2000. Ces 12 derniers mois, 316 millions de femmes – soit 11 % des femmes âgées de 15 ans ou plus – ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime. Le recul de la violence entre partenaires intimes est malheureusement lent, la baisse annuelle étant de 0,2 % seulement au cours des deux dernières décennies.
La violence à l’égard des femmes est l’une des injustices plus anciennes et des plus courantes de l’humanité, mais elle reste l’une des moins prises en compte.
Malgré la quantité croissante de données montrant qu’il existe des stratégies efficaces pour prévenir la violence à l’égard des femmes, le rapport indique que le financement de ces initiatives s’effondre, alors même que les urgences humanitaires, les évolutions technologiques et le creusement des inégalités socio-économiques augmentent encore les risques pour des millions de femmes et de filles. Par exemple, en 2022, seulement 0,2 % de l’aide mondiale au développement a été allouée à des programmes axés sur la prévention de la violence à l’égard des femmes, et le financement a encore diminué en 2025.
𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐩𝐨𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐩𝐥𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐚̂𝐠𝐞
Les femmes victimes de violence sont exposées à un risque de grossesse non désirée, courent un risque accru d’infection sexuellement transmissible et souffrent de dépression. Les services de santé sexuelle et reproductive sont un point d’entrée important pour les survivantes, qui peuvent y recevoir les soins de qualité dont elles ont besoin.
Le rapport souligne que la violence à l’égard des femmes commence tôt et que les risques persistent tout au long de la vie. Par exemple, au cours des 12 derniers mois, 12,5 millions d’adolescentes âgées de 15 à 19 ans, soit 16 % d’entre elles, ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime.
Bien que la violence concerne tous les pays, les femmes qui vivent dans les pays les moins avancés, en proie à des conflits ou vulnérables en raison du climat sont touchées de manière disproportionnée. Le silence et l’inaction ne sont plus acceptables. Les dirigeantes et les dirigeants doivent s’engager et agir pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles dès maintenant.
Pour progresser plus vite à l’échelle mondiale et changer réellement la vie des femmes et des filles concernées, le rapport appelle les pouvoirs publics à agir de manière décisive et préconise un financement pour :
– élargir les programmes de prévention fondés sur des données probantes ;
– renforcer les services de santé, juridiques et sociaux centrés sur les survivantes ;
– investir dans des systèmes de données pour suivre les progrès et atteindre les groupes les plus à risque ;
– faire appliquer les lois et les politiques qui favorisent l’autonomie des femmes et des filles.
Les taux de prévalence de la violence entre partenaires intimes au cours des 12 derniers mois parmi les femmes mariées ou en couple âgées de 15 ans ou plus sont présentés ci-dessous par ordre décroissant, suivant les classifications régionales et sous-régionales des ODD des Nations Unies :
– Océanie (à l’exclusion de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande) : 38 %
– Asie centrale et du Sud : 18 %
– Asie du Sud – 19 %
– Pays les moins avancés – 18 %
– Afrique subsaharienne – 17 %
– Petits États insulaires en développement – 17 %
– Afrique du Nord et Asie occidentale – 14 %
– Afrique du Nord – 16 %
– Océanie (y compris l’Australie et la Nouvelle-Zélande) : 38 %
– Asie de l’Est et du Sud-Est – 8 %
– Amérique latine et Caraïbes – 7 %
– Europe et Amérique du Nord – 5 %
Promouvoir l’égalité des genres est la voie à suivre pour bâtir un monde plus juste et plus sûr pour tous, où chaque femme et chaque fille puisse vivre à l’abri de la violence


