jeu. Oct 22nd, 2026

𝐌𝐮𝐭𝐢𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 : 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟏𝟐𝟓 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐭𝐢𝐥𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞

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Ce 6 février 2026 s’est tenu la Journée Internationale de Tolérance Zéro aux Mutilations Génitales Féminines, à l’initiative du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et son partenaire UNFPA.
L’objectif étant la sensibilisation de près de 100 femmes et filles aux dangers de cette pratique.
Placé sous le thème: « Investir sur les filles et les communautés pour un avenir sans Mutilations Génitales Féminines. »
Cette journée etait l’occasion idoine pour les acteurs de la société civile, les professionnels de santé, les leaders communautaires et les populations de se mobilisés pour dire non à cette pratique néfaste qui porte gravement atteinte aux droits, à la santé et à la dignité des filles et des femmes.

Cette journée a été marquée par une série d’activités de sensibilisation, d’information et de plaidoyer, visant à renforcer la prise de conscience collective sur les conséquences des mutilations sexuelles féminines et la nécessité de les éradiquer définitivement.

Au cours de ces échanges présidés par le Pr Marie-Thérèse Abena Ondoua, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, les participants ont été édifiés sur les risques sanitaires liés aux MSF, notamment les infections, les complications lors de l’accouchement, les traumatismes psychologiques et parfois même la mort. Les intervenants ont également rappelé que les MSF constituent une violation des droits humains, reconnue et condamnée par les textes nationaux et internationaux. C’est la Délégation Régionale du MINPROFF pour le Centre a Yaoundé qui a servi de cadre pour la tenu de cet événement.

Selon le Fond des Nations Unies pour la Population ( UNFPA) représentée ici par Liliane Munezero, Chargée de Bureau de UNFPA, 200 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations sexuelles dans le monde. En 2024, on estime qu’environ 4,1 millions de filles ont été excisées.

Les mutilations génitales féminines, également appelée excision ou mutilations sexuelles féminines recouvre toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes sexuels externes de la femme ou autre lésion des organes sexuels féminins. Reconnues par plusieurs conventions internationales comme des formes de violences et de tortures faites aux femmes et aux filles, celles-ci ont des conséquences graves sur la santé psychique et physique, particulièrement en matière de santé sexuelle et reproductive. Ces mutilations sexuelles sont pour la plupart pratiquées sur des jeunes filles entre l’enfance et l’adolescence et à l’occasion sur des femmes adultes. Elles sont principalement pratiquées dans 30 pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. En Afrique, de plus en plus d’actions de la société civile et d’associations de jeunes en particulier s’engagent en faveur de l’éradication des mutilations sexuelles féminines. Au Cameroun, le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille pilote de main de maître par le Pr Marie-Thérèse Abena Ondoua, se porte garant pour l’élimination et la prévention de la violence à l’égard des femmes et des filles en général, et d’assurer et de garantir l’égalité des femmes dans tous les domaines politique, économique, social et culturel.

Les enjeux sont immenses. On estime que 23 millions d’autres filles risquent de subir des mutilations génitales au cours des quatre prochaines années, dont 4 millions rien qu’en 2026. Malgré ces difficultés, le constat est clair : pas d’élimination des mutilations génitales féminines sans engagement et sans investissement durables.

Pour rappel en 2011, le gouvernement a adopté un Plan d’action national de lutte contre les MGF/E. Les Ministères des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme et de la Famille ont mis en place des comités locaux dans les régions où cette pratique était la plus répandue, en particulier dans la région extrême nord. Les comités ont travaillé avec des organisations de la société civile, des chefs traditionnels et religieux et d’anciens exciseurs sur des programmes de sensibilisation et
d’éducation.

Des témoignages poignants de survivantes ont permis de briser le silence autour de cette pratique encore enracinée dans certaines communautés. Ces moments forts ont suscité une vive émotion et renforcé l’engagement des participants à devenir des acteurs du changement au sein de leurs familles et communautés.
La célébration de cette journée a permis de réaffirmer que la tolérance zéro n’est pas un slogan, mais un engagement. Mettre fin aux mutilations sexuelles féminines est une responsabilité collective qui nécessite l’implication de tous : pouvoirs publics, ONG, communautés et familles.

Laeticia B

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