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Ce 6 fรฉvrier 2026 sโest tenu la Journรฉe Internationale de Tolรฉrance Zรฉro aux Mutilations Gรฉnitales Fรฉminines, ร lโinitiative du Ministรจre de la Promotion de la Femme et de la Famille et son partenaire UNFPA.
Lโobjectif รฉtant la sensibilisation de prรจs de 100 femmes et filles aux dangers de cette pratique.
Placรฉ sous le thรจme: ยซย Investir sur les filles et les communautรฉs pour un avenir sans Mutilations Gรฉnitales Fรฉminines.ย ยป
Cette journรฉe etait lโoccasion idoine pour les acteurs de la sociรฉtรฉ civile, les professionnels de santรฉ, les leaders communautaires et les populations de se mobilisรฉs pour dire non ร cette pratique nรฉfaste qui porte gravement atteinte aux droits, ร la santรฉ et ร la dignitรฉ des filles et des femmes.
Cette journรฉe a รฉtรฉ marquรฉe par une sรฉrie d’activitรฉs de sensibilisation, d’information et de plaidoyer, visant ร renforcer la prise de conscience collective sur les consรฉquences des mutilations sexuelles fรฉminines et la nรฉcessitรฉ de les รฉradiquer dรฉfinitivement.
Au cours de ces รฉchanges prรฉsidรฉs par le Pr Marie-Thรฉrรจse Abena Ondoua, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, les participants ont รฉtรฉ รฉdifiรฉs sur les risques sanitaires liรฉs aux MSF, notamment les infections, les complications lors de l’accouchement, les traumatismes psychologiques et parfois mรชme la mort. Les intervenants ont รฉgalement rappelรฉ que les MSF constituent une violation des droits humains, reconnue et condamnรฉe par les textes nationaux et internationaux. Cโest la Dรฉlรฉgation Rรฉgionale du MINPROFF pour le Centre a Yaoundรฉ qui a servi de cadre pour la tenu de cet รฉvรฉnement.
Selon le Fond des Nations Unies pour la Population ( UNFPA) reprรฉsentรฉe ici par Liliane Munezero, Chargรฉe de Bureau de UNFPA, 200 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations sexuelles dans le monde. En 2024, on estime qu’environ 4,1 millions de filles ont รฉtรฉ excisรฉes.
Les mutilations gรฉnitales fรฉminines, รฉgalement appelรฉe excision ou mutilations sexuelles fรฉminines recouvre toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes sexuels externes de la femme ou autre lรฉsion des organes sexuels fรฉminins. Reconnues par plusieurs conventions internationales comme des formes de violences et de tortures faites aux femmes et aux filles, celles-ci ont des consรฉquences graves sur la santรฉ psychique et physique, particuliรจrement en matiรจre de santรฉ sexuelle et reproductive. Ces mutilations sexuelles sont pour la plupart pratiquรฉes sur des jeunes filles entre l’enfance et l’adolescence et ร l’occasion sur des femmes adultes. Elles sont principalement pratiquรฉes dans 30 pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. En Afrique, de plus en plus dโactions de la sociรฉtรฉ civile et dโassociations de jeunes en particulier sโengagent en faveur de lโรฉradication des mutilations sexuelles fรฉminines. Au Cameroun, le Ministรจre de la Promotion de la Femme et de la Famille pilote de main de maรฎtre par le Pr Marie-Thรฉrรจse Abena Ondoua, se porte garant pour lโรฉlimination et la prรฉvention de la violence ร l’รฉgard des femmes et des filles en gรฉnรฉral, et d’assurer et de garantir l’รฉgalitรฉ des femmes dans tous les domaines politique, รฉconomique, social et culturel.
Les enjeux sont immenses. On estime que 23 millions d’autres filles risquent de subir des mutilations gรฉnitales au cours des quatre prochaines annรฉes, dont 4 millions rien qu’en 2026. Malgrรฉ ces difficultรฉs, le constat est clair : pas d’รฉlimination des mutilations gรฉnitales fรฉminines sans engagement et sans investissement durables.
Pour rappel en 2011, le gouvernement a adoptรฉ un Plan d’action national de lutte contre les MGF/E. Les Ministรจres des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme et de la Famille ont mis en place des comitรฉs locaux dans les rรฉgions oรน cette pratique รฉtait la plus rรฉpandue, en particulier dans la rรฉgion extrรชme nord. Les comitรฉs ont travaillรฉ avec des organisations de la sociรฉtรฉ civile, des chefs traditionnels et religieux et d’anciens exciseurs sur des programmes de sensibilisation et
d’รฉducation.
Des tรฉmoignages poignants de survivantes ont permis de briser le silence autour de cette pratique encore enracinรฉe dans certaines communautรฉs. Ces moments forts ont suscitรฉ une vive รฉmotion et renforcรฉ l’engagement des participants ร devenir des acteurs du changement au sein de leurs familles et communautรฉs.
La cรฉlรฉbration de cette journรฉe a permis de rรฉaffirmer que la tolรฉrance zรฉro n’est pas un slogan, mais un engagement. Mettre fin aux mutilations sexuelles fรฉminines est une responsabilitรฉ collective qui nรฉcessite l’implication de tous : pouvoirs publics, ONG, communautรฉs et familles.
Laeticia B




