Santé publique : le Gouvernement recadre l’utilisation et la commercialisation et l’utilisation de l’Ozempic
Medicament indiqué dans la prise en charge du diabète de type 2, l’Ozempic est depuis un moment utilisé par certaines personnes à d’autres fins.
C’est à travers une circulaire adressée à tous les personnels de santé, que Le Ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, a donné des instructions relatives à l’encadrement de la commercialisation et de l’utilisation de l’Ozempic (sémaglucide).
D’après le MINSANTE, plusieurs activités menées par les équipes de son département ministériel, ont permis de constater que, l’Ozempic est non seulement détourné à des fins amaigrissantes, mais aussi manipulé et commercialisé sur diverses plateformes par des mains inexpertes, exposant ainsi les populations à des risques graves de santé.
En raison des spécifications et des effets secondaires liés à l’administration ou à l’interaction de ce médicament avec d’autres produits ou substances, Manaouda Malachie a souligné, qu’il serait préférable que sa prescription et sa dispensation respectent la règlementation en vigueur ainsi que les canaux de la médecine et de la pharmacie. En d’autres termes, ce médicament doit être prescrit et administré essentiellement sous ordonnance médicale.
Soulignons que, selon certains professionnels de santé et experts, le surpoids est une caractéristique courante du diabète et contribue à la baisse de sensibilité à l’insuline. Avec la perte de poids, il est possible de regagner de la sensibilité à l’insuline, d’améliorer le contrôle de la glycémie et de réduire les facteurs de risque cardiaque et les comorbidités. L’objectif de l’Ozempic est donc simple : accélérer la perte de poids.
Il est important de rappeler que cette situation n’a pas débuté au Cameroun. Depuis 2023, certains médias internationaux avaient déjà tiré la sonnette d’alarme, par rapport au détournement ou à l’utilisation de ce médicament, à d’autres fins. D’autres, ont même mis en avant afin de les dénoncer, certains influenceurs ou blogueurs qui faisaient la promotion de ce produit et qui incitaient les uns et les autres à l’utiliser afin de perdre rapidement du poids. En France par exemple, les autorités sanitaires estiment qu’environ 2 200 personnes utilisent l’Ozempic, alors qu’ils ne sont pas diabétiques, ce qui entraine un manque pour les patients atteints et parfois l’absence de ce produit sur le marché. Depuis septembre 2022, l’approvisionnement en Ozempic est difficile, et les associations de patients diabétiques ont exprimé leur inquiétude à ce sujet.
Le Ministère de la santé publique à travers le patron de ce département compte sur le sens de la responsabilités des uns et des autres, et au respect des mesures édictées, dans le but de préserver de manière radicale, la santé des populations.
Par Daniel Anicet MVOTO

